vendredi 23 septembre 2016

Google m'en veut !

Voilà ce qui arrive quand on fait la promotion des autres moteurs de recherche aux élèves, mais qu'on utilise soi-même google...

Je cherchais des idées d'émissions littéraires faites dans des CDI, et j'étais en train d'essayer plein de mots clés différents, quand...

mercredi 14 septembre 2016

Le 2e effet réforme !

Depuis la rentrée : 9h de cours (enfin, de présentation du CDI), 48h d'étude et 6 midis.
Et voilà le résultat : un bureau rangé ! Mes filles me soupçonnent d’avoir eu recours à Photoshop...


dimanche 10 juillet 2016

Veux-tu monter dans mon tableau ? Ton tableau, il est pas beau. Veux-tu monter dans mon tableau, l'est pas bien beau, mais il fait le boulot !


Mais non, on ne nous mène pas en bateau !
Et bien nous y voilà ! Après discussions avec tout le monde, je pense être à peu près OK pour la rentrée. Certains projets sont déjà calés, d’autres seront à voir à la rentrée (on n'a pas tous les collègues encore, ou alors je n'ai pas osé être trop insistante avec certains).

J'ai essayé de planifier mes interventions sur un tableau à l'année, avec une colonne par semaine, pour voir ce que ça pourrait donner, et ne pas me retrouver avec tout le monde en même temps. Cela se révèle impossible à faire, je vais juste croiser les doigts pour que ça colle à peu près bien, et le cas échéant, demander un ajustement de calendrier si je suis surbookée (ah ah ah...). Je vais surtout remplir ce calendrier au fur et à mesure, pour être capable de faire un bilan en fin d'année, et éventuellement des réajustements pour l'année suivante : modif de calendrier, ou "on avait dit qu'on ferait ça, on ne l'a pas fait, attention pour l'an prochain à tenir nos engagements !".
ça y est, je rejoue la Cassandre, il va falloir que j'apprenne à être davantage optimiste...

J'ai dû sacrifier des choses, mais à la guerre comme à la guerre !

J'utilise plusieurs des options que j'avais déjà présentées : l'heure de vie de classe (quand le PP ne les prend pas, avec l'heure inscrite à l'année toutes les semaines), la co-intervention sur heure de cours des collègues, l'intervention seule avec des demi-groupes (ou la classe entière en cas d'absence du collègue) sur les heures de cours des collègues, et les heures d'études réservées (mais non obligatoires) pour avancer un projet.

Voici le padlet que j'ai créé pour les collègues, et mis dans esidoc, avec le tableau EMI (programmes dépouillés), la liste des projets de base prévus, mon tableau de programmation sur l'année, et les documents d'accompagnement avec notamment les notions info-doc nécessaires pour chaque projet.

Soyons tout à fait clair : ça va être génial, mais tout à fait infernal à gérer...
J'ai donc intérêt à relire mes documents 5S (cf message sur ce blog) pour ne pas devenir chèvre.
Tiens, à propos, voici mon bureau, dont le classement avait bien avancé en fin d'année :
Mais si, c'est classé ! Là, derrière, les deux boites "fiches à remettre" et "fiches introuvables" !

Bonnes vacances à tous, ressourcez-vous, et RDV à la rentrée pour de nouvelles aventures épiques.
J'ai une pensée toute particulière pour les collègues qui ont parlé de leurs soucis sur les listes de diffusion. Je suis atterrée par certaines situations et l’attitude de certains collègues et hiérarchies. Je n'en savoure que davantage la chance que j'ai de travailler dans mon collège. Et je relativise les états d'âmes que j'ai eu. Restons légers et relativisons aussi notre rôle auprès des élèves : si on arrive à leur donner le sourire, des espaces de liberté, à leur proposer des activités qui les sort des tablettes, des livres qui leur mettent des étoiles dans les yeux, si on leur raconte des belles histoires, qu'on leur donne des kleenex en cas de chagrin et des chokobons en cas de coup de pompe, on aura fait une partie du job. EMI, Epanouissement, Médiation, Inventivité...

vendredi 17 juin 2016

La pédagogie passe aussi par la place des chaises !

Afin de donner des arguments aux collègues à qui on assure que le CDI peut tourner sans eux, voici une petite expérience personnelle.

C'est vrai, je suis la dame qui accueille les élèves dans une pièce où on peut lire, travailler, jouer, faire de la guitare, proposer des projets, regarder des expositions. Mais cette pièce, c'est une salle de cours, même pendant la récréation. Le fonctionnement du CDI répond à des objectifs pédagogiques : autonomie, lecture loisir, curiosité, liberté, mise en confiance. Rien n'est laissé au hasard dans mon fonctionnement, ni la place des sièges, ni l'emplacement de la table d'emprunt, ni le bonjour à chaque entrée, ni les rituels de mise en route des heures d'étude.
Je suis prof, je le suis même de plus en plus.

C'est vrai, un CDI peut être techniquement ouvert par un non-prof (ceci dit, quand je vois que les surveillants n'ont pas réussi à gérer les livres, les jeux et les ordi en étude, je me pose des questions sur ce que deviendrait le CDI entre leurs mains !).
Mais il ne s'agit pas uniquement d'ouvrir une pièce. Il s'agit aussi de concevoir son organisation, afin qu'elle réponde aux objectifs, et d’avoir conscience de ces objectifs, heure après heure, pour en assurer la réalisation. Or, cela passe par de l’observation, de l'analyse, des déductions, des modifications, une évaluation. Un travail de prof, quoi !

Et ce qui est vrai pour une séance pédagogique l'est aussi pour la gestion d'un coin à bazar, un rayon moins lu qu'un autre, un magazine pas emprunté.
La semaine dernière, j'ai fait une expérience que j'avais déjà relatée dans un ancien billet : la place des sièges induit l'usage des documents.

J'avais mis un cube dans l'espace roman, mais c'était trop caché de mon bureau, et donc c'était l’occasion de pas mal de bazar. J'ai donc déplacé le cube, et le seul emplacement disponible était au pied d'un pilier, devant le bac à albums.
Immédiatement, j'ai vu que les élèves qui s’asseyaient là tendaient le bras vers le 1er album du bac, et le lisaient. Souvent avec la personne à côté de laquelle ils s'étaient assis. Et une semaine après l'expérience, cela s'est vérifié au-delà de mes espérances, le cube est toujours occupé, et les albums de plus en plus lus.

Il va donc falloir que je pense à changer souvent l'ordre des albums. En général, un élève lit le 1er livre qui lui tombe sous la main. Rares sont ceux qui ont la démarche d'aller chercher un document.

Du coup, j'ai changé un peu l'espace magazines, pour mettre en valeur les 3 magazines d’actualité, que je trouve sous regardés. Comment faire pour qu'ils leur tombent sous la main ??
On verra dans les jours à venir si le nouvel emplacement permet à la presse du jour ou de la semaine d'être davantage vue, et donc lue.

jeudi 9 juin 2016

Un club lecture qui revit grâce à des invités surprise

Je n'arrive plus à faire vivre le club lecture. Il s'est transformé au fil des années en club fourre-tout, où les élèves m'aident à ranger, à tamponner, créent des vidéos (mais ne les terminent jamais, pas grave), font des exposés...
Plutôt que de me désespérer de n'avoir que 3 élèves chaque midi, j'ai abandonné progressivement le club BD, le club manga, le club lecture, et j'ai essayé de regrouper toutes les activités sur deux midis, à 12h. On ouvre un paquet de Tuc en guise d'apéritif, le temps de se répartir entre les activités.
Avec cette formule, ça marche pas trop mal. Je commence l'année avec une vingtaine d'élèves, et je termine avec 5 qui rangent les livres... En janvier, étant donné la chute progressive du nombre de participants, j'ai fini par laisser le CDI ouvert à tous, pour ne pas gâcher mon temps de présence. Du coup, j'avais une petite équipe sur des activités, et des lecteurs ravis de retrouver le CDI ouvert le midi.

Mais si j'arrive encore à avoir un club-CDI, je n'arrive plus du tout à faire lire les élèves en club, à leur faire faire des activités autour de livres qu'ils auraient lu, qu'on critiquerait.
Ce n'est pas un problème en soi, mais je vois quand-même que ce sont toujours les mêmes livres faciles qui sortent, et que si on veut faire sortir d'autres titres moins "vendeurs" a priori, et si on veut pousser certains élèves gros lecteurs à varier leurs lectures, on a besoin d'un cadre de médiation.
Je prête toujours beaucoup de livres, cette année deux fois plus de romans d'ailleurs que l'année dernière, et à chaque récréation le CDI est plein d'élèves qui lisent sur place. Ils lisent, mais ne veulent pas en causer, ce qui se défend tout à fait. Donc comment respecter le fait qu'ils ne veulent pas causer de leurs lectures, tout en les poussant à lire d'autres titres que ceux vers lesquels ils vont naturellement ?

A l'occasion de la découverte d'un roman témoignage sur le harcèlement, j'en ai acheté 5 exemplaires, et j'ai invité l'infirmière à venir parler avec les élèves de ce thème, de manière informelle, un midi.
On a fait très peu de pub (manque de temps, l'affiche n'était pas prête, on n'arrivait pas à se voir) mais on a eu la surprise d'avoir beaucoup de monde (une quinzaine d'élèves dès la première fois), et que les élèves soient demandeurs pour d'autres séances. Le simple fait de dire "l'infirmière vient faire un club ce midi au CDI" a été accrocheur.

Du coup, on se voit tous les 15 jours depuis quelques semaines, le lundi après le repas. Je commence à lire un extrait à 12h45. Pendant que je lis, c'est elle qui accueille les élèves au CDI et les invite éventuellement à venir dans la salle. A 13h, l’infirmière prend le relais 20 minutes pour discuter du sujet. Je les laisse en tête en tête et retourne surveiller le CDI. Parfois, des élèves venus au CDI sans être au courant de l'activité s'invitent et passent leur porte.

C'est un peu court et frustrant, mais la pause est courte le midi, et en général elle n'arrive pas à manger ce midi-là, elle fait le sacrifice de sa pause repas.

Les livres présentés sont dans une caisse dédiée au CDI, et les emprunts sont nombreux.

La formule "invités-surprise" fonctionne, et nous avons d'ailleurs déjà invité l'AS. On pense à diversifier les invités l'an prochain, pour ne pas solliciter l'infirmière trop souvent, même si sa présence est très appréciée des élèves. Ils aiment discuter de sujets qui les touchent, et je la trouve plus légitime dans ce rôle que moi.

On fait le bilan dans une semaine avec les élèves, pour prévoir une reconduction l'an prochain.